L’auto-sondage : un geste du quotidien pour des millions de femmes

Au début de l’apprentissage de l’auto-sondage, les femmes sont amenées à se confronter à de nombreux obstacles. Ces difficultés sont dues au manque de connaissance de sa propre anatomie, des problèmes qui peuvent aussi survenir par la baisse de mobilité et des sensations, et de l’aspect physiologique associé aux émotions, à la peur et à la stigmatisation sociale. Bien que les barrières physiques et physiologiques des femmes qui s’auto-sondent soit très présentes au départ, la majorité peuvent être résolues.

 

Surmonter le défi physique

Si vous ne savez pas où se trouve votre urètre, pas de panique, ne désespérez pas, il faut savoir que la plupart des femmes l’ignore. L’urètre se situe entre le clitoris et le vagin. Le médecin ou l’infirmière vous expliquera cette partie de votre anatomie.  Pour commencer à vous familiariser avec cette partie de votre corps il est préférable d’avoir une bonne luminosité et un miroir.  Cela vous paraitra atypique au début mais c’est la seule façon pour mieux appréhender votre corps et avec le temps vous serez capable de le faire sans miroir.

Séparer doucement vos lèvres et soulever les légèrement vers le haut. Si vous ne voyez rien, faites-le dans la baignoire ou sur le lit avec une serviette et essayer d’uriner pour voir d’où s’écoule l’urine.  Une astuce souvent utilisée par les infirmières est de se concentrer sur la zone et regarder le moindre mouvement pendant que la personne tousse. Ces conseils peuvent vraiment vous aider à maitriser ce geste quotidien, et au fur et à mesure vous vous apercevrez que la manipulation n’est pas si compliquée qu’elle le paraissait. De plus, les femmes qui ont des déficiences visuelles peuvent aussi se familiariser avec ce geste en sachant reconnaitre au toucher où se situe leur urètre. – Même les personnes non-voyantes ont recours à l’auto-sondage. Vous devriez être à l’aise avec cette manipulation assez rapidement.

Perfectionner votre technique

Les difficultés rencontrées à l’insertion de la sonde sont souvent liées au niveau de mobilité, de sensation et de coordination de la personne. Les médecins et infirmières doivent le prendre en compte et doivent vous conseiller sur les positions qui pourraient vous correspondre. Ils vous proposeront soit de mettre un pied sur les toilettes ou bien de vous mettre accroupi contre un mur par exemple, ainsi que toutes les aides nécessaires en fonction du degré de vos capacités.La douleur est parfois causée par l’anxiété ou la tension existante dans votre corps ainsi que par la carence d’œstrogène de l’urètre et des tissus du périnée. A chaque auto-sondage, n’ayez pas peur de prendre votre temps et soyez à l’aise pour insérer la sonde. En prenant son temps l’inconfort à l’insertion et au retrait diminue. Cependant les douleurs aigues et sévères doivent vous inciter à consulter un médecin. Comme chaque chose nouvelle, plus on pratique et plus ça deviendra naturel. – et ce sera plus confortable pour vous.

Abattre les barrières psychologiques

Les aspects émotionnels et sociaux associés à l’auto-sondage peuvent constituer des obstacles significatifs pour l’intégrer dans ses habitudes quotidiennes. La peur, le doute, la honte, et la frustration sont des sentiments normaux que vous pouvez ressentir au début. Vous avez tous appris que la miction est quelque chose qu’il faut contrôler et qu’il fallait être indépendant par rapport à ça. En plus de cela il y a nombre de croyances et d’opinions culturelles autour de l’appareil génital qui se rajoute aux problèmes existants. La perception sociale de ces nouvelles habitudes peut créer chez la personne de l’anxiété, mais sachant une chose : les gens qui vous entourent ne vous aimeront et ne vous respecteront pas moins parce que vous avez besoin d’une sonde pour uriner.

Rester motivé

Il est important de comprendre que pratiquer l’auto-sondage représente une grande partie de la gestion des maladies neurologiques et des lésions de la moelle épinière. Les symptômes du disfonctionnement de la vessie comme ne pas réussir à vider entièrement sa vessie, avoir un jet urinaire très faible, des envies fréquentes d’uriner ou bien des envies urgentes peuvent être soulagés par la pratique de l’auto-sondage intermittent propre. Le sondage prévient aussi les complications du trouble de la vessie comme les infections rénales et la dysréflexie autonome. De plus l’auto-sondage permet d’éviter le sondage à demeure.

Rappelez-vous aussi que vous n’êtes pas seules. Des millions de femmes dans le monde s’auto-sondent tous les jours. Ces femmes sont toutes passées par les mêmes préoccupations et problèmes que vous. Les études montrent que les gens ayant des maladies neurologiques et ayant accepté l’auto-sondage comme un acte quotidien normal, ont amélioré leur qualité de vie. 

Comment avez-vous trouvé ce contenu ?

Nous sommes désolés que ce contenu ne vous ait pas plu

Dites-nous comment nous pouvons améliorer cela ?

Laisser un commentaire

(0 commentaires)

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *