Je suis plus qu’un fauteuil roulant

Je suis plus qu’un fauteuil roulant. J’ai vécu ce monde sous un angle différent de celui de la plupart des gens.  Je vis assise depuis que j’ai quatre ans. J’ai été blessé dans un accident de voiture qui m’a paralysé de la poitrine jusqu’en bas.  C’était en 1979, depuis ma blessure m’a obligé à vivre différemment.

J’ai appris très tôt que je devais rechercher les aspects positifs de ma blessure et les vivre avec audace.  Malgré ma blessure, j’ai accompli des choses incroyables !  J’ai été nommée Miss Sympathique lors d’un concours de Miss en 1993.  C’était un préliminaire du système de Miss (j’étais la seule concurrente en fauteuil roulant).  J’ai écrit un livre intitulé « Entre ses mains  » en 2008 qui montre les défis que j’ai rencontrés, mon enthousiasme et ma détermination qui m’ont permis de les surmonter.

Mais surtout, je suis une épouse et une mère. 

J’ai le sentiment que c’est de loin ma plus grande réussite.  J’ai un mari merveilleux, Alain, qui aime tout ce qui me concerne, le fauteuil roulant et tout le reste.  Nous sommes mariés depuis 16 ans et nous avons deux enfants phénoménaux.  Ensemble, nous avons créé une vie très aventureuse.  Nous aimons la pêche, le camping, le VTT, tout ce qui a trait au plein air.  Dimitri, mon fils de 10 ans, a un esprit très énergique et est mon « aide » dans toutes les situations difficiles.  Clément, mon fils de 8 ans, est intelligent et curieux.  C’est un enfant au cœur tendre et compatissant.

Parfois, notre vie est très divertissante pour un spectateur.  Imaginez-moi avec un jeune de 14 ans qui vient me chercher et me met sur un VTT !  Ou imaginez que mon fils de 11 ans m’enfile mes chaussures après mon transfert de ma Jeep.

Ma vie est pleine d’excitation, d’aventure et de variété.

Je suis une femme indépendante.  Et je suis très transparente quand il s’agit de ma lésion de la moelle épinière.  On me demande souvent : « Comment pouvez-vous être si heureuse quand vous êtes en fauteuil roulant ? »  C’est assez facile quand on se rend compte que mon handicap est juste une partie de moi, un peu comme le fait que j’ai les yeux bleus.  Je ne peux pas dire que j’ai eu une sorte de révélation ; c’est un processus graduel, continu et souvent difficile – un voyage que je poursuivrai sans aucun doute toute ma vie.  Bien que je n’aime pas toujours ma réalité, je l’accepte sans réserve.  J’ai rencontré mon mari dans un camp de ski pour handicapés.  L’aurais-je rencontré si je n’avais pas été en fauteuil ?  Chaque jour, j’ai la possibilité (et la responsabilité) d’encourager les autres à vivre pleinement leur vie.  Si je marchais, aurais-je cette même « responsabilité » ?

La vie en fauteuil roulant fait souvent ressortir le meilleur des gens.  Les gens veulent donner un coup de main.  Il y a toujours quelqu’un qui me propose d’ouvrir une porte ou de porter mes courses.  Bien sûr, ce n’est pas universel et je me rends compte que certains peuvent se sentir un peu mal à l’aise autour de moi.  Mais pour la plupart, mon fauteuil roulant me permet de voir la gentillesse naturelle de l’esprit humain.  Je trouve cela drôle quand plus de gens se souviennent de moi plus que je ne me souviens d’eux.  C’est comme un bas niveau de popularité.  Mon fauteuil roulant devient un peu comme une caractéristique bien connue.

« Vous connaissez Leslie ? »

« Non, je ne crois pas. »

« C’est la blonde en fauteuil roulant… « 

« Oh, oui ! »

J’aime que les gens se souviennent de moi, mais je m’empresse de souligner que je suis bien plus qu’une femme qui utilise un fauteuil roulant. Je ne changerais rien et je suis honorée de partager mon histoire et mes aventures avec vous. Vivez avec audace !

Leslie

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