Avion

Prendre l’avion en fauteuil

Prendre l’avion en fauteuil. Lorsqu’une personne valide prend l’avion pour voyager, elle réfléchit souvent à la façon dont son vol peut se dérouler. Sa réflexion est influencée par son confort, en fonction de ses préférences et ses gouts. Ainsi, elle pourra, préférer un siège côté hublot afin de contempler le paysage et pouvoir caler sa tête contre la paroi de l’avion pour mieux dormir ; choisir son repas ; vouloir rentrer et sortir rapidement de l’avion pour ne pas trop patienter.

En fauteuil, nous avons la même réflexion. Cependant, nous sommes majoritairement guidés par des besoins liés au handicap, devant alors s’adapter à la logistique des aéroports.

Lorsque l’on passe devant tout le monde lors du contrôle des bagages, il arrive que l’on perde ce temps gagné en devant expliquer aux douaniers ce qu’est une sonde (car elle contient du liquide).
Nous devons aussi nous présenter à l’embarquement 30 minutes avant le reste des voyageurs afin d’embarquer en premier. Cela se fait sur une petite chaise. Nous y sommes attachés pour ne pas tomber, telle une paupiette de veau. Bien entendu, il est recommandé de ranger ses coudes. Si on ne souhaite pas taper chaque rebord de siège en passant dans l’allée de l’avion jusqu’à notre place.

 

Hublot ou couloir ?

Inévitablement couloir si vous souhaitez rapidement et sans difficultés accéder aux WC, sans avoir à déranger toute une rangée. A ce propos, le premier réflexe à avoir une fois assis, est de regarder où se trouve les toilettes les plus proches. Avec un petit peu de chance, elles seront juste à côté.
Par contre, l’inconvénient d’être assis côté couloir est de devoir affronter le regard de nos voisins de voyage. Malgré nos explications, il ne comprennent pas toujours pourquoi nous ne nous levons pas pour les laisser passer. Fatalement, ils devront nous enjamber chaque fois qu’ils voudront se déplacer.

Si la place est importante, le compagnon de voyage l’est tout autant. Ainsi, il nous arrive de demander la permission à l’hôtesse de changer de place. D’abord pour combler la solitude du voyage mais surtout pour qu’on vous tienne la couverture afin de vous cacher si vous avez besoin de vous sonder. Et ce, tout en espérant que la poche pleine ne roule pas par terre lors du décollage ou de l’atterrissage. Se retrouvant ainsi au pied du voisin du fond ou à l’avant de l’avion (croyez-en mon expérience).

Coté repas

C’est en fonction de ce qui ne va pas nous donner envie d’aller aux toilettes au bout de 30 minutes. Il faut ainsi éviter ce qui contient trop d’eau (surtout sur un long trajet).
Enfin, le confort du siège n’est pas qu’une envie mais une obligation ! C’est pourquoi nous rajoutons souvent notre propre coussin afin d’éviter tout risque de blessure et d’escarre.

 

« L’avion n’est pas complet »

Phrase prononcée par l’hôtesse qui nous force à prier pour que chaque nouveau passager ne s’assoit pas à côté de nous. Et ce afin de pouvoir garder un ou deux sièges vides à côté de nous et pouvoir nous allonger durant le vol. Si la rangée est vide c’est encore mieux ! Comment ne pas parler de l’éternelle « bataille de coussin ». Quand l’avion se pose et qu’il ne reste plus aucun passager. – Mis à part nous en attendant notre tour (évitez d’arriver aux heures des pauses déjeuner et diner). –  Cela arrive même que le personnel de l’avion participe.

Ce moment est également l’occasion de parier entre coéquipiers sur des sujets « importants » tels que : qui aura son fauteuil directement à la sortie de l’avion, qui devra se promener sur les fauteuils lourds et hideux de l’aéroport dans les couloirs car le sien aura été oublié, ou encore qui aura de la casse sur son fauteuil ou matériel médical ?

 

Comme quoi, on s’amuse bien lorsqu’on est Handi !

Verdin Sébastien

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